Assemblée Générale du 20 juin : présentation et résultats - Loi Peeters - Pourquoi faire grève ?

Chers collègues,
 
Nous tenons tout d'abord à vous remercier pour votre présence et votre écoute à l'Assemblée Générale de ce lundi.
 
 
En suivi de cette rencontre, nous nous sommes réunis avec la CNE pour nous accorder sur la réponse aux attentes que vous y avez exprimées. 
 
Les deux organisations syndicales se rencontreront la semaine prochaine afin de consolider ensemble les termes des revendications découlant des sujets présentés lundi. À cette occasion, elles organiseront un vote à bulletin secret portant sur le dépôt d'un préavis de grève, comme exprimé par les participants.
 
Les modalités pratiques vous seront communiquées en temps utiles.
 

Quelques mots à présent sur la tristement célèbre loi Peeters et ses implications dans notre quotidien :

Le projet du ministre de l’emploi Kris Peeters, ancien responsable de l'Unizo (l’organisation patronale flamande aujourd'hui très proche de la NVa), est une réelle attaque frontale contre les droits du travail actuel.

Parmi les nombreuses propositions de flexibilisation du travail, figure l’annualisation du temps de travail avec la possibilité d'étendre d'office, et pour tous, le nombre possible d'heures supplémentaires à 143 heures avant de pouvoir récupérer. Un quota auquel s'ajouteraient 100 heures exigibles par le patron sans motivation. Ce système reposant sur un accord individuel risque de ne pas laisser le choix au travailleur et ni le conseil d'entreprise, ni la délégation syndicale n'auront leur mot à dire. Même si au final ces heures seraient payées ou mises en compte sur un fumeux «compte épargne carrière».

Concrètement cela signifie que l'horaire moyen de travail va passer dc 38 à 40 heures par semaine dans le meilleur des cas, voire 45 et plus si on y ajoute les heures sup' possibles au-delà des 143 h en fonction des conventions sectorielles particulières.

Le sursalaire à partir de la 12e heure

Tout dépassement, tant de la limite journalière de 9h, que de la limite hebdomadaire de 40h, donne droit au paiement d'un sursalaire. Le projet propose de permettre aux secteurs de déroger aux 9h/40h en portant la journée maximale de travail par jour 11h et la durée hebdomadaire à 50h. Le sursalaire ne tomberait alors qu'à partir de la 12e heure de travail journalier...

Le travail de nuit recule de 2 heures

Le travail est considère comme travail de nuit entre 20h et 6h. Peeters propose de reculer à 22h le début du travail de nuit. Concrètement : votre employeur peut vous contraindre travailler jusqu'à 22 heures ! La protection particulière pour les jeunes et les femmes enceintes disparait.

L'intérim ad vitam aeternam

Le ministre veut créer le statut d'intérimaire à durée indéterminée.
Un intérimaire CDI ne pourra pas refuser une mission puisqu'il sera tenu par un CDI ou s'il le fait, il pourra être sanctionné au niveau du chômage.

Se mobiliser aujourd’hui contre la loi Peeters, ce n’est pas seulement une lutte pour nous en tant que travailleurs NRB, mais c’est également préserver une organisation du travail dans laquelle l’être humain n’est pas considéré comme une ressource Kleenex, taillable, corvéable et jetable à merci.
 
Quel sera l’héritage de notre génération de travailleurs pour nos enfants ?
 
 
C'est pourquoi nous réitérons notre appel à la grève organisée vendredi, face à des mesures antisociales sans précédent ! 
 
Les actions des travailleurs, toutes tendances confondues, se répètent depuis deux ans et doivent continuer jusqu'au but final : le départ du plus mauvais gouvernement que la Belgique ait connue depuis des décennies.
 
Baisser pavillon, relâcher la pression, perdre courage, c'est basculer dans le camp des vaincus ! 
 
Hier, nous avons été interpellé par la communication de la Direction. Si nous nous réjouissons d’apprendre que financièrement le 1er trimestre est supérieur aux attentes (et donc qu’un jour de grève ne va pas mettre notre entreprise en péril), nous pensons  qu’en ce qui concerne le surmenage du personnel, ils se trompent lourdement. Nous avons été vos porte-paroles lors de réunions DS,  CE et CPPT mais le message n’est manifestement pas passé. Demain vous aurez la possibilité de faire entendre (ou pas) votre voix ! 

Chacun est libre de choisir sa méthode pour exprimer son indignation. Le SETCa a choisi la sienne, nous ne serons jamais ni soumis ni résignés !

 

Votre délégation SETCa

 

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